• Fillon rétablit la punition collective à l'école

    Fillon rétablit la punition collective à l'école 

     

    La punition collective :
    un non-sens éducatif et un déni de droit

    Quatorze organisations dénoncent dans un texte commun la punition collective comme "un non-sens éducatif et un déni de droit", après la publication d'une circulaire du 19 octobre 2004 sur l'organisation des procédures disciplinaires. "Le travail supplémentaire" donné "à l'ensemble des élèves", est envisagé comme un moyen d'action en matière disciplinaire, déplorent les organisations. Cette disposition, constitue un recul sans précédent, à la fois du point de vue de la justice, du point de vue de l'autorité de l'enseignant et du point de vue éducatif. Elle contrevient tout d’abord, au principe de l'individualisation des sanctions, selon lequel "toute sanction, toute punition s'adressent à une personne (circulaire n° 2000-105 du 11-7-2000). Cette disposition bat ensuite en brèche l'autorité des chefs d'établissement et des enseignants. Enfin, le recours à la punition collective, est contre-éducatif en tant qu'il incite dans la quasi-totalité des cas à la délation : la seule alternative consiste à dénoncer autrui, ou à subir collectivement la punition. Élèves, enseignants, parents, chefs d'établissement, personnels d'éducation ont travaillé longtemps ensemble pour établir les règles les plus justes et les plus équilibrées en matière disciplinaire. La communauté éducative ne peut accepter qu'on fragilise la vie de l'établissement scolaire par des mesures qui, conjuguant l'autoritarisme et l'arbitraire, engendrent l'injustice.

    Mais quel vent rétrograde souffle sur le ministère ?
    À quand le cachot ?


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