• Gabrielle

    Bonjour,

    Je n'ai pas encore d'enfants, alors rien ne presse... sauf que...

    Voilà, élevée dans le système scolaire "normal" à une époque déjà un peu ancienne (j'ai 30 ans), j'ai vu mes parents d'abord batailler contre une école qui imposait des méthodes désastreuses pour les enfants. Lorsqu'ils ont vu que c'était en pure perte, ils ont pris les devants à la maison, tout en nous envoyant toujours à l'école.
    L'instituteur, impressionné par les résultats, a même adopté la méthode de mes parents pour ses enfants, mais n'a pas changé ses méthodes pour les autres!!!!
    Ayant appris à lire tôt (j'avais été très tôt demandeuse), mes parents se demandaient s'il était bien raisonnable d'envoyer en CP à 6 ans et demi seulement, pour qu'elle y apprenne à lire, une enfant qui lisait déjà de la collection rose à 4 ans et demi. Ils avaient peur du décalage intellectuel, et ont donc souhaité obtenir un saut de classe. Finalement, il a fallu changer d'école pour que cela soit chose faite.
    Tout ceci étant fait, cela a suffit pour faire de mes études un succès, mais pour autant, ma mentalité qui refusait de céder devant les "caïds" et qui me portait à défendre les autres enfants s'ils en étaient victimes, m'a valu bien des coups. Aujourd'hui, dans certains collèges, ce ne seraient pas seulement des coups, mais peut-être des coups de couteau...
    Bref, et après tout cela, je me rends compte que l'école m'a été dommageable socialement, qu'en dépit de mon avance scolaire, j'étais encore plus en avance dans mes intérêts encore, et que le décalage a donc persisté...

    Bref, cette longue présentation est là pour justifier mon intérêt pour l'école à la maison. Mon intérêt a grandi après avoir communiqué avec des américains qui ont des enfants scolarisés de cette manière.

    Mais ma question c'est, certes, l'école à la maison est légalement possible.
    Mais si un enfant étudie à la maison, il ne va pas forcément aller au rythme "imposé" par l'école. A l'école même, il y a des redoublements et des sauts de classe, mais je crois que si l'enfant va réellement à son rythme, les écarts pourront être encore plus grands, et peut-être grands non seulement entre les enfants et ce que le système aurait attendu d'eux pour leur âge, mais peut-être aussi, pour un même enfant, entre les différentes matières qu'il apprend (selon ses facilités et ses intérêts).
    Donc, imaginons un enfant qui a la maison suit ses intérêts, et tout en passant moins de temps sur l'"école" qu'il ne le ferait en classe, va plus vite et se retrouve non pas avec un an d'avance au final, mais deux ou trois, ou éventuellement 3 ans d'avance en mathématiques, deux en français, 0 en latin et 2 de retard en sport.
    Lorsqu'on souhaite remettre son enfant "dans le système", à quel niveau est-il repris? Accepte-t-on les enfants à l'école publique en fonction de leur âge avant tout, ou les accepte-t-on plutôt en fonction de leurs compétences?
    Quel est le point de vue légal sur le sujet, et qu'en est-il en pratique?
    Est-ce qu'ils considèrent, dès que son enfant va plus lentement, qu'on n'est "pas de bons enseignants" (ce que l'on ne dit pas à l'école chaque fois qu'un enfant redouble, ceci dit) et est-ce qu'ils refusent d'admettre l'avance éventuelle de l'enfant?

    Un grand Merci pour vos idées et vos suggestions!

    Gabrielle

     


     


  • Commentaires

    1
    visiteur_Claudia
    Lundi 13 Mars 2006 à 13:35
    Bonjour,

    je crois que pour commencer vous devriez d'abord avoir vos enfants. On n'est
    pas pareil avant qu'après, et puis ça ne sert guère de se poser des
    questions aussi précises bien avant d'avoir à y répondre. Visiblement vous
    restez en avance dans vos intérêts, moi je suis complètement décalée! ;-)

    L'école vous a peut-être été dommageable socialement surtout car elle vous a
    inculqué une vision du monde faite seulement d'avance et de retard...

    Peut-être Jennifer aurait une réponse sur le fond? (qui peut s'élargir à une
    question posée récemment sur la liste de l'assos : (quand) y a t'il un
    examen d'entrée pour les élèves non scolarisés, voire peut-on le demander si
    on estime que son enfant sera mieux adapté à une autre classe que celle
    correspondant à sa classe d'âge?)

    Ah oui, et quelle était cette méthode impressionnante?

    Bien cordialement,
    Claudia, Paris
    Ces familles qui choisissent de vivre sans école
    (et donc pas d'école à la maison non plus)
    2
    visiteur_Yaël
    Mercredi 15 Mars 2006 à 12:22
    C'est drole j'avais envie de repondre exactement le contraire. Je trouve ca chouette de s'en preoccuper avant, comme pour les conditions de naissance, etc... Toutes mes copines trouvent chouette de savoir que l'ecole n'est pas obligatoire, et qu'on peut apprendre autrement, et que ca fonctionne. N'empeche, une fois que les enfants sont entres a la maternelle parce qu'elles n'y ont pas reflechi avant (ou pas assez longtemps pour se sentir pretes a sauter le pas), ben ils y restent ! Et elles me disent toutes la meme chose: "il est content d'y etre, bien que si on l'ecoutait il prefererait ne pas y aller mais le soir en rentrant il est content". Le fait d'y reflechir avant permet d'etre detendue, pas besoin de prendre une decision dans les 6 mois, avec le pere a convaincre, et qu'est-ce qu'on va dire aux grands parents ??? La, tout peut etre amene en douceur.
    C'est un peu comme ca que je le vis. La decision s'est imposee d'elle meme, sans reflexion prealable, puisqu'on partait en voyage juste au moment des 3 ans de ma fille ainee. Pendant le voyage, on a tout le temps de la voir apprendre (et son petit frere aussi qui profite d'apprendre notamment au contact de sa soeur qu'il ne verrait pas beaucoup si elle allait a l'ecole), de reflechir tranquilement, d'en parler avec nos proches quand la conversation vient la dessus, etc... Et quand on rentrera je sais deja que ce sera comme une evidence qu'on continue comme ca.

    Bon cheminement a toi.
    Yael
    3
    visiteur_sgwenn
    Lundi 12 Juin 2006 à 19:16
    Ah, le décalage. moi aussi, je l'ai vécu...10 ans avant toi, puisque voilà la quarantaine qui pointe le bout de son nez ! Enfant précoce, je me suis toujours sentie décalée par rapport aux autres et à leur manière de voir les choses. Mes copains étaient toujours dans deux ou trois classes au-dessus de la mienne. Et puis, je suis devenue maman à mon tour. D'un premier conjoint est née Emeline, qui aura 16 ans en Septembre et qui se trouve en échec scolaire total. Démotivée, ayant perdu toute confiance en elle, ma grande me fait souci, comme on dit... Elle a finalement opté pour une filière professionelle, mais le remède ne se révèle pas mieux que le mal, si ce n'est pire... Et puis Zoé, quatre mois et demi, et déjà etiquettée comme précoce. et pas envie de lui faire suivre le même chemin que l'ainée, surtout que le temps passant (et ayant ajouté trois beaux-enfants "à temp partiel" à la tribu), je m'apercois que l'Education Nationale va de mal en pis. (A noter que l'ex-femme de mon conjoint est instit, et que sa psychorigidité n'est pas faite pour me reconcilier avec les profs!!). Donc, c'est décidé, Zoé n'ira pas à l'école !!
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