• Les tout-petits sont-ils violents ?

    Dans une salle d'attente, je suis tombée sur cet article paru dans Elle,

    il y a quelques mois :

    Une fillette de 3 ans a été rouée de coups par trois enfants de 5 ans dans la cour d'une maternelle, à Altkirch, dans le Haut-Rhin, au point d'être prise en charge par le Samu. Le psychologue scolaire Jean-Luc Aubert analyse cette agression.

    Elle : Que révèle cette violence ?

    Jean-Luc Aubert : Sans minimiser ce qui s'est passé, on ne peut parler de violence pour des enfants de cet âge, mais de "gestes violents". Rien n'est installé à 5 ans. L'enfant est encore un petit animal. Il sera humanisé par l'éducation. Vers 7 ans, il commence à être capable de s'intéresser à l'autre, à être touché par sa douleur, au lieu de rester centré sur lui-même. Dans ce cas précis, une composante affective a pu être activée ou réactivée et provoquer une colère non maitrisable. De plus, l'effet de groupe a dû jouer le rôle d'excitant.

    Elle : Comment les enseignants ont-ils pu ne rien voir ?

    Jean-Luc Aubert : C'est vrai que les enseignants doivent faire la part des choses entre ce qui est banal - les rapports de force - et ces débordements. Ces enfants plus "physiques" que "verbaux", qui ne mesurent pas l'ampleur de leurs actes, sont souvent des enfants "repérables".

    Interview de Patricia Gandin

    Jean-Luc Aubert est l'auteur de "La violence dans les écoles" ( éd. Odile Jacob ) et de "Quels repères donner à nos enfants dans un monde déboussolé" ( éd. Albin Michel ).

     

    Ce que j'en pense :

    L'éducation est très importante dès le plus jeune âge. Il ne faut pas minimiser l'exemple des parents, car ils restent "La référence" pour l'enfant qui souhaite faire plaisir à ses parents, qu'il idéalise et à qui il veut donc ressembler. Notre petit garçon de deux ans et trois mois est très gêné s'il nous fait mal sans le vouloir et nous fait de suite un bisou. Parfois, il se met en colère suite à un refus de notre part de céder à un de ses désirs, celà lui est alors arrivé de jeter des objets ou de lever la main sur nous mais nous avons froncé les sourcils et dit sur un ton sévère soit de ramasser les objets, soit de faire un bisou et, véxé et honteux, il est venu se faire pardonner avec un gros câlin.

    L'autre côté, comme le dit Jean-Luc Aubert est l'effet de groupe. Déjà, nous adultes, avons du mal à supporter la collectivité sur une longue durée. Combien de gens supportent mal les heures de pointe dans les transports en commun ou les magasins....Alors, imaginez une classe de 30 bouts de chou avec seulement 2 adultes pour s'en occuper ! Vous n'avez qu'à constater la fatigue présente ne serait-ce qu'en maternelle, à la fin du premier trimestre sans compter qu'elle se fait encore plus pesante à la fin de l'année scolaire. De plus, 2 adultes pour 30 enfants qui n'ont parfois que 2 ans 1/2, comment est-ce possible de donner l'affection et l'attention dont un enfant a tant besoin à cet âge pour sa construction.


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