Education: une étude met en évidence
l'obsession de la France pour les notes.
Une étude internationale sur les acquis des élèves et la méthode d'évaluation
de ces acquis dans neuf pays, présentée mercredi à la presse,
met en évidence une France maniaque des notes,
où "la dictature de la moyenne" entraîne une forte "angoisse scolaire".
Intitulée "Que savent les élèves ?",
cette étude, publiée dans la Revue internationale d'éducation,
http://www.ciep.fr/ries/
réunit la réflexion de neuf chercheurs sur le système éducatif de leurs
pays : les Etats-Unis, Singapour, le Japon, le Brésil, l'Allemagne, le
Royaume Uni, la Finlande, le Portugal et la France.
"En France, on fait des moyennes. Entre un 8 en anglais et un 12 en
biologie, sait-on vraiment ce que sait un élève" qui a 10 de moyenne ?,
a interrogé lors d'une conférence de presse Alain Bouvier, professeur
d'université membre du Haut conseil de l'Education (HCE) et
coordinateur de ce numéro de la revue.
Il a expliqué à quel point les notes en France visaient à "négocier"
avec les parents pour que "le système éducatif et eux aient
l'impression de se comprendre".
Les résultats décevants de la France aux évaluations de l'OCDE semblent
prouver que la Finlande, par exemple, régulièrement aux premiers rangs
mondiaux, tire les plus grands bénéfices de son absence de notation
jusqu'à la fin du collège.
L'étude dégage également à quel point le rapport à l'élitisme des
différents pays façonne l'enseignement reçu par ses enfants.
En France, "le système est bon pour les bons élèves et, pour une frange
conséquente, 40%, nous sommes au niveau des pays qui accueillent 100
élèves par classe et où les professeurs sont recrutés au niveau du
bac", a déclaré M. Bouvier.
A Singapour, la forte volonté d'élitisme pousse son système éducatif
vers les nouvelles technologies et la formation d'une société en pleine
évolution, a-t-il encore expliqué.
L'Allemagne en revanche, sans remiser son aspiration à créer une élite,
"assure aussi une deuxième chance aux autres".
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"Il faut empêcher toute discrimination fondée sur la scolarité.
Il est absurde et injuste de juger (en bien ou en mal) un homme
sur son passé scolaire.
Qu'est-ce que c'est que cette pratique qui consiste à se renseigner sur
tel ou tel pour savoir s'il s'est montré dans son jeune âge capable de
répéter ce qu'on lui demandait de répéter ?
Ça rime à quoi ?"
http://ecolesdifferentes.info/CBINSCHAPPREM.htm
"Les enfants, qui n'ont jamais eu tant de bonheur et de pouvoir
(disent les adultes),
sont en réalité, maintenant, menacés."
Christiane Rochefort :
Les enfants d'abord
http://ecolesdifferentes.free.fr/POURQUOIMAINTENANT.htm
"Coïncidence amusante, pendant le tournage, le débat sur les méthodes
de lecture, globale ou syllabique, a refait surface. C'était assez
perturbant de voir, en direct, le décalage existant entre un certain
discours et la réalité du terrain. Quand on prend la peine de regarder
ce qui se passe, on réalise à quel point l'école est devenue un objet
de fantasme. Pour les parents, pour les politiques, pour la société. Et
il est lourd ce fantasme ! La peur de l'échec, le chômage, le fait
qu'une famille sur deux a divorcé, créent une vraie peur collective
avec pour corollaire un culte de la réussite, des résultats. que nous
projetons sur nos enfants. L'école ne devrait pas avoir à supporter un
tel poids."
http://ecolesdifferentes.free.fr/FR2ECOLESENFRANCE.htm
Roger Auffrand