Bonjour,
Je n'ai pas encore d'enfants, alors rien ne presse... sauf que...
Voilà, élevée dans le système scolaire "normal" à une époque déjà un peu ancienne (j'ai 30 ans), j'ai vu mes parents d'abord batailler contre une école qui imposait des méthodes désastreuses pour les enfants. Lorsqu'ils ont vu que c'était en pure perte, ils ont pris les devants à la maison, tout en nous envoyant toujours à l'école.
L'instituteur, impressionné par les résultats, a même adopté la méthode de mes parents pour ses enfants, mais n'a pas changé ses méthodes pour les autres!!!!
Ayant appris à lire tôt (j'avais été très tôt demandeuse), mes parents se demandaient s'il était bien raisonnable d'envoyer en CP à 6 ans et demi seulement, pour qu'elle y apprenne à lire, une enfant qui lisait déjà de la collection rose à 4 ans et demi. Ils avaient peur du décalage intellectuel, et ont donc souhaité obtenir un saut de classe. Finalement, il a fallu changer d'école pour que cela soit chose faite.
Tout ceci étant fait, cela a suffit pour faire de mes études un succès, mais pour autant, ma mentalité qui refusait de céder devant les "caïds" et qui me portait à défendre les autres enfants s'ils en étaient victimes, m'a valu bien des coups. Aujourd'hui, dans certains collèges, ce ne seraient pas seulement des coups, mais peut-être des coups de couteau...
Bref, et après tout cela, je me rends compte que l'école m'a été dommageable socialement, qu'en dépit de mon avance scolaire, j'étais encore plus en avance dans mes intérêts encore, et que le décalage a donc persisté...
Bref, cette longue présentation est là pour justifier mon intérêt pour l'école à la maison. Mon intérêt a grandi après avoir communiqué avec des américains qui ont des enfants scolarisés de cette manière.
Mais ma question c'est, certes, l'école à la maison est légalement possible.
Mais si un enfant étudie à la maison, il ne va pas forcément aller au rythme "imposé" par l'école. A l'école même, il y a des redoublements et des sauts de classe, mais je crois que si l'enfant va réellement à son rythme, les écarts pourront être encore plus grands, et peut-être grands non seulement entre les enfants et ce que le système aurait attendu d'eux pour leur âge, mais peut-être aussi, pour un même enfant, entre les différentes matières qu'il apprend (selon ses facilités et ses intérêts).
Donc, imaginons un enfant qui a la maison suit ses intérêts, et tout en passant moins de temps sur l'"école" qu'il ne le ferait en classe, va plus vite et se retrouve non pas avec un an d'avance au final, mais deux ou trois, ou éventuellement 3 ans d'avance en mathématiques, deux en français, 0 en latin et 2 de retard en sport.
Lorsqu'on souhaite remettre son enfant "dans le système", à quel niveau est-il repris? Accepte-t-on les enfants à l'école publique en fonction de leur âge avant tout, ou les accepte-t-on plutôt en fonction de leurs compétences?
Quel est le point de vue légal sur le sujet, et qu'en est-il en pratique?
Est-ce qu'ils considèrent, dès que son enfant va plus lentement, qu'on n'est "pas de bons enseignants" (ce que l'on ne dit pas à l'école chaque fois qu'un enfant redouble, ceci dit) et est-ce qu'ils refusent d'admettre l'avance éventuelle de l'enfant?
Un grand Merci pour vos idées et vos suggestions!
Gabrielle
